Iole d'Andrésy D'ombres est la Lumière

Age : 22 Inscrit le : 18 Juin 2007 Messages : 32 Classe sociale / Titre : Baronne Profession : Espionne
| Sujet: Complot et Franc Maçonnerie Sam 10 Mai - 15:43 | |
| Deux heures du matin! L'ombre du long manteau se profilait lentement sur les longs murs de pierres de cette ruelle par trop éclairée de torches. Ce qui pouvait dangereusement la trahir. Nul ne devait savoir qu'elle se trouvait ici. Nul ne devait même la voir. Même le plus humble paysan! Cela était déjà assez pénible comme cela. La situation demandait le plus grand mystère, le plus lourd secret. Tout comme les personnes qu'elle s'apprêtait à espionner.
Sous sa capuche qui recouvrait chaque trait de son visage, Iole voyait nombreux de ses lointains péril ressurgir en son esprit!
Mais qu’importait, les comploteurs, si bien sûr ils existaient pouvaient dès à cet instant que bien se tenir. Nul doute que la jeune femme allait leur causer plusieurs soucis et même des embêtements lourds. Qu'importait pour Iole d'être en danger, ce n'était pas tant la couronne qu'elle voulait protéger, pas tant le pouvoir auquel elle tenait toujours certes, mais bien le Roi. Ce Roi si brave, qu’elle appréciait beaucoup.
Une autre raison la guidait également et pas des moindre, elle détestait la trahison! D'où qu'elle vienne et quelque soient les motifs! Cela la répugnait, la faisait enrager, la rendait surtout impitoyable. Un profond dégoût, la prenait jusqu'à l'âme pour toute sorte d'hypocrisie, et de lâcheté! Oui de lâcheté, pour ces gens qui n'avaient pas assez de courage pour agir en face!
Elle se revit quelques années en arrière en Amérique, déjà aux prises avec un complot visant haut. On voulait assassiner le gouverneur. Non insensible à sa beauté, celui-ci la convoquait chaque jour. Grâce au fait donc d'être constamment chez lui, et à son sens de l'observation, elle put en partie déjouer ce qui se tramait. Un sourire évoquant ses souvenirs, effleura ses lèvres. Une certaine phrase du gouverneur de Philadelphie, lui revenait en effet en tête.
-Mais Mademoiselle d'Andrésy, comment réussiriez-vous mieux que mes espions? Mieux que mes soldats?
-Parce que ce sont des hommes...Et parce que je suis une femme...
Après tout cela se vérifiait bien souvent! Certaines femmes parvenaient plus à un but qu'un homme. Leurs méthodes demeuraient bonnes, mais différentes. Et parfois cette différence faisait tout.
Parvenue près du Palais Royal, la jeune fille sortit de sous son manteau, un plan et s’engouffra dans une ruelle adjacente où l’obscurité baignait aussi bien que le silence. Devant un mur humide et poisseux, elle dessina avec son pouce le tour d’une brique mal agencé et une porte s’ouvrit tout à coup, grinçante et bien vielle parsemée de toiles d’araignées. Iole regarda à droite et à gauche, personne ! La baronne pénétra à l’intérieur du passage secret, alluma sa bougie, et parvint bientôt à une salle très éclairée ou une vingtaine de personnes se tenait. A la porte un homme masqué demandait aux entrants :
- N'oubliez pas qui vous a fait Duc !
Les autres répondaient alors.
- Et vous, Monseigneur n'oubliez pas qui vous a fait Roi! _________________
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Le Cardinal Bichefoy Le Conservatisme Sérénissime

Inscrit le : 18 Fév 2008 Messages : 9 Classe sociale / Titre : Cardinal Profession : Eminentissimus ac reverendissimus dominus Honoré Sanctæ Romanæ Ecclesiæ cardinalis
| Sujet: Re: Complot et Franc Maçonnerie Lun 19 Mai - 17:13 | |
| Encapuchonné dans une soutane noire discrète, le Cardinal avançait doucement... Il ne tenait pas à ce que l'on le reconnaisse, après tout, il n'était pas là pour se montrer, mais bel et bien afin de se faire reconnaitre parmis les hommes de pouvoirs. Il frappa à la lourde porte de bois qui masquait la pièce où se tenaient les conjurés, un judas s'ouvrit et un homme à la voix grave déclama : - N'oubliez pas qui vous a fait Duc ! Ce à quoi le Cardinal répondit: - Et vous, Monseigneur n'oubliez pas qui vous a fait Roi! L'homme ouvrit la porte, et le Cardinal rentra. Il jaugea les conjurés sans avoir enlevé sa capuche, s'assit à la table dans une place sombre, de laquelle personne ne pouvait apercevoir son visage et dit : -Bonsoir mes chers amis, vous pouvez m'appeller Judas... Il salua d'un mouvement de la main le Duc d'Orléans, qui le lui rendit, avec un air complice. Lui seul à cette table savait qu'il s'agissait du Cardinal. |
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