Le Lys Noir

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 Le Bal aux Cent visages

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Iole d'Andrésy
D'ombres est la Lumière


Nombre de messages: 42
Age: 24
Classe sociale / Titre: Baronne
Profession: Espionne
Date d'inscription: 18/06/2007

MessageSujet: Le Bal aux Cent visages   Lun 26 Mai - 21:29

L’heure était venue ! Tous les courtisans n’étaient plus que masque flottants parmi tant d’autres. L’amusement se trouvait de mise, chacun tentait de deviner l’identité de son interlocuteur. La toute récente Marquise de Rougemont déjà sur place, vêtue en Perséphone, profita de cet instant pour s’excuser auprès de son époux et se retirer quelques instants. Elle se fraya un chemin entre les nombreux convives, non sans mal, et rejoignit un individu masqué d’un loup de velours noir. Tous les deux se trouvaient non loin de la galerie des glaces, où devaient apparaître bientôt leurs Majestés, ainsi que toute la famille royale.

- Belle soirée, ne pensez vous pas Monsieur ?
- Certes, mais les nuages cachent encore la lune.
- Tant qu’il ne s’agit point du soleil …

Ce dialogue bien anodin, se révélait pourtant être en réalité une conversation secrète où eux seuls connaissaient la réponse, afin de s’identifier. Une fois ce signe de reconnaissance établi, l’inconnu poursuivit.

- Imaginez vous le danger que vous nous faites encourir Madame ?
- Bien sûr, mais je gage qu’il n’est pas aussi présent que lorsque je découvris votre complot contre le Roi Georges.

L’homme semblait gêné par cette réponse, qui claqua dans son cœur autant qu’un coup de fouet.

- Madame …À ce propos ne revenons pas.
- Je le veux bien mon ami, cependant n’oubliez pas votre dette à mon égard.
- Comment le pourrais je ? Mais …
- Mais ?
- La trahison que vous me reprochez si fortement, n’est-elle pas la vôtre aujourd’hui ?
- Non ! Car je me bats pour sauver le trône.

Le ton de la jeune femme était digne, l’homme ne pouvait qu’être impressionné par tant de charisme et de caractère.

- Pourtant, ce que vous projetez de faire ressemble …
- C’est pour le bien de la couronne ! Il faut parfois en venir à la force pour ouvrir un esprit sur la vérité. A propos, vos hommes sont ils prêts ?
- Bien sûr …
- Leur nombre ?
- Soixante
- Parfait, Lord of Cresacre, attendez la fin du bal pour agir, les gens auront commencé à se retirer.

Le seigneur anglais ainsi nommé se pencha et voulut baiser sa main, mais Iole fut plus rapide et lui enleva la main. Un éclair fugace de tristesse passa dans ses yeux, puis il prit le parti d’aller voir si nul imprévu ne viendrait bouleverser son organisation. A ce moment là, Louis XVI et Marie Antoinette arrivèrent :

- LEURS MAJESTES LE ROI ET LA REINE !

La Cour s’inclina sur leur passage et le même Grand Chambellan :

- Mesdames et Mes seigneurs, le Bal aux Cent visages peut désormais débuter. Musique !

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L'ambition à vouloir être ...
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Dernière édition par Iole d'Andrésy le Mer 17 Déc - 12:49, édité 1 fois
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Maximilien d'Artois



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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Mar 27 Mai - 17:50

Maximilien avait commencé à se preparer au moins deux heures à l'avance, pour le bal. Il avait décidé de venir habillé en Oedipe. Une fois qu'il fut pret, il parti de ses appartements et se dirigea vers les appartements de sa majesté le roi. Il attendit que celui-ci sorte...

-Ah ! Mon bon cousin ! Ne vous ai-je point fait trop attendre ?

le roi n'avait, comme beaucoup le pensé, pas de manières ni l'éthique d'un roi. En effet, celui-ci avait beau être le roi et se comportait comme tel mais avec la famille royale ou avec beaucoup de courtisans, il faisait fi de tout cela et était beaucoup plus simple. De même cela, et nous le saurons plus tard,sera une des raisons qui portera préjudice à sa personne...

-Point du tout cousin. Que vous soyez en retard de deux jours ou plus , vous ne serez jamais en retard, car le temps c'est vous !

-Ah! ah! Bien, je vais aller chercher mon épouse puis avec le reste de notre famille, nous pourrons entrer à la galerie.

Le roi parti donc entouré de valets.

Une fois tous le monde prêt, le grand chambellan annonça le roi et la reine, puis en second lieu la famille royale, et enfin, que le bal pouvait commencer.

Tout le monde appaludit puis la musique commenca et l'on se mit à danser ou bavarder.

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Maximilien d'Artois
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Armand de Bellamont



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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Sam 31 Mai - 16:44

Armand De Bellamont peu habitué de ces "choses" se fit confectionner un habit d Arlequin et se tenait déja dans la salle lorsque la famille royale entra.
Mais l individu qui l étonna le plus fut ce bel homme (Maximilien d Artois) dont il n avait nul souvenir.

Pendant que le bal se déroulait Armand se décida à aller à la rencontre de ce noble.



- Messire je me présente Armand De Bellamont.
A qui ais je l honneur de m adresser?
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Maximilien d'Artois



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Classe sociale / Titre: Comte d'Artois, duc de Berry
Date d'inscription: 01/05/2008

MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Dim 1 Juin - 10:33

Alors que tout le monde dansait, Maximilien finit la danse avec sa partenaire puis alla, seul, vers un coin de la salle. Les gens dansaient en groupe ou alors à deux simplemet.

Un homme approcha de maximilien. Il ne savait pas qui s'était du fait de son deguisement et d'un leger masque qu'il portait. Mais sans doute ne le connaissait-il même pas.

Il vint à lui et se presenta. Il s'agissait d'Armand de Bellamont. Un noble dont maximilien avait entendu parlé une ou deux fois à de grandes receptions organisait pas la reine.


-Bonsoir Monsieur.
Je suis Maximilien d'Artois, cousin du roi.

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Xavier de Rougemont
Dragon de la Reine


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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Mar 10 Juin - 11:32

À regret comme à chaque fois, Xavier laissa s’éloigner sa jeune épouse. Attentif il regardait autour de lui si toutes les consignes avaient été respectées. Il aperçut les 8 hommes déguisés en loups chacun postés à l’endroit convenu au préalable. Le marquis quant à lui était costumé en veneur avec une grande cape à capuche et une jolie flute de cristal. A la moindre note jouée les hommes devaient se tenir prêts à intervenir, c’est ainsi qu’étaient organisés les dragons de la reine.
Là où se trouvait la reine, la vigilance était toujours de mise, même dans les moments les plus festifs et Xavier avait la lourde tâche de garantir la garde de Madame sa majesté tout en essayant de profiter au mieux du moment.

Après avoir inspecté ses hommes il chercha à nouveau du regard son épouse, malheureusement elle n’était plus dans le champ de sa vision, sur l’instant il ne s’en inquiéta pas davantage.

Leurs majestés le roi et la reine furent ensuite annoncés et c’est avec sourire qu’il les accueillit comme à l’accoutumé se courbant bien bas à leur passage. Il était ravi de les voir aussi radieux et s’en félicita intérieurement : que la royauté française est belle. La musique se fit entendre et la fête prit alors tout son sens.

Xavier s’approcha ensuite auprès des différents convives afin d’une oreille indiscrète de connaître la teneur des propos qui étaient échangés.
Il prit ainsi connaissance de la présentation d’Armand de Bellamont et de Maximilien d’Artois, et semblait rassuré que des hommes comme eux semblaient n’avoir d’intérêt ici que de s’amuser.

Puis ne voyant toujours pas la belle marquise de Rougemont, Xavier décida d’essayer de la trouver quitte à sortir quelques instants de la galerie des Glaces, mais sans toutefois quitter son poste trop longuement.
Le marquis était si avenant envers sa tendre épouse bien qu’il comprenait qu’elle ait besoin de s’éclipser, mais il ne voulait pas qu’elle puisse être en danger de quelque manière que ce soit, elle comptait tellement à ses yeux.

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Le Cardinal Bichefoy
Le Conservatisme Sérénissime


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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Ven 27 Juin - 18:37

Tout de noir vêtu, un loup de velours noir sur le visage, le Cardinal se tenait dans un coin. Il n'était guère d'humeur à danser ou à batifoler. Il ne supportait pas ce genre de fêtes décadentes. Malheureusement, c'était le genre d'évènement où il fallait se montrer afin de prouver à tout le monde que l'on était important. Il aperçut un homme à l'autre bout de la galerie qui replaça son loup doré en le regardant. Le Cardinal en fit de même, puis il s'approcha des deux hommes qui discutaient près de lui.


-Bonsoir messieurs, quelle fête bien menée!

Il se tourna vers le cousin du Roi.

-Vous ici? Je ne pensais pas que vous viendriez... La fête vous plaît-elle? Vous devez être ravi pour Son altesse...

Il contempla la famille royale qui venait d'entrer, et se jura d'aller voir le Roi ce soir, une occasion pareille de se faîre reconnaître un peu plus, il ne devait pas la manquer...
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Iole d'Andrésy
D'ombres est la Lumière


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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Ven 19 Déc - 0:16

Le bal battait son plein et le cœur d’Iole également. Les paroles du Sire de Cresacre avaient eu malgré tout l’impact escompté. Ce qu’elle venait de programmer ressemblait étrangement à de la trahison. S’il y avait une seule fuite, ou si l’affaire périlleuse se révélait un échec tout serait perdu et elle aussi. Le Roi la mettrait en prison et pire la ferait exécuter. L’idée n’était pas sans faire peur à la fière marquise. Bien qu’elle soit courageuse, la pensée de la mort demeurait une pensée déstabilisante malgré tout.

Une envie irrésistible de renoncer à ses prévisions de ce soir la tenaillait. Le destin de la France était en jeu mais l’autre côté de la balance comportait le sien. Egoïsme ou sacrifice ? Si ce qu’elle osait hasarder réussissait, est-ce que cela porterait au moins ses fruits ? Le doute de la dernière heure frappait Iole au cœur de ses réflexions.

Elle avait besoin de sortir et de se retrouver seule un moment, par cette nuit étoilée. L’atmosphère étouffante de la fête l’angoissait d’autant plus. Mais hélas à peine fut-elle dehors que son mari la rejoint. Très certainement s’inquiétait-il pour elle. La baronne d’Andrésy leva les yeux vers l’imposant cadran de Versailles et vit 2h. Cela faisait en effet une bonne heure qu’elle l’avait quitté pour rejoindre les conjurés. Elle le salua très poliment malgré tout.

- Mon époux.

Elle pensa alors qu’elle lui devait une explication afin d’éviter ses questions.

- Pardonnez-moi de cet éloignement. Parfois vivre dans les salons me tue, j’ai eu besoin de me rafraîchir.

Ils s’assirent tous deux sur le bord du célèbre Poséidon qui déversait son eau plus que jamais en des jets majestueux. Ils restèrent ainsi un long moment sans s’adresser la moindre parole. Peut-être que Xavier avait pris conscience de son besoin de solitude. Mais hélas, Iole savait que son répit serait de courte durée. L’heure d’agir allait arriver. Il fallait rejoindre la galerie. Car oui réflexion faite, il était trop tard pour reculer. Les dès jetés, la marquise s’en remettait à la Providence.

- Nous y retournons ?

Monsieur de Rougemont se leva et lui fit signe de passer devant lui en toute galanterie. Tant mieux ! De la sorte il ne verrait pas l’expression de son angoisse. Ils pénétrèrent à nouveau au cœur du salon et la jeune épousée prit l’initiative de proposer une danse à Xavier. Il fallait paraître la moins coupable possible. En effectuant un croisement avec un autre danseur, elle fit un signe de tête bref à l’endroit de son complice en guise de signal. Celui-ci comprit et répéta le geste à ses acolytes.

Quelque secondes plus tard, on entendit la voix de Lord Cresacre s’élevait deux pistolets en main. 10 de ses hommes menaçaient l’orchestre qui venait de cesser de jouer. 20 autres gardaient les portes et tenaient enjoue les soldats de la garde royale. Les autres regroupaient les derniers invités qui demeuraient à la fête.


- Majestés, Mesdames et Messieurs je vous prierai de ne plus hasarder un seul pas. Sachez que je n’hésiterai pas à tirer.

Un silence de glace s’installa et tout le monde demeura à sa place.

- A présent je vais demander à certaines personnes de venir me retrouver, afin qu'elles me servent d'otages. Vous tout d’abord Majesté.

La Reine comprit que c’était à elle qu’on faisait allusion. D’un port altier et digne elle rejoint l’homme, tout le mépris du monde dans ses yeux.

- Vous Monsieur, et vous Monseigneur.

Des aristocrates qu'elle avait fort peu rencontré et des ecclésiastiques étaient à présent désignés.

- Vous également Mademoiselle !

Bien joué pensa Iole, en effet les kidnappeurs ne pouvaient pas tous connaître son union fort récente avec le Marquis de Rougemont.

- Moi mais ?

- Oui vous Mademoiselle … et ne m’obligez pas à vous forcer.

La baronne sentit le bout du pistolet sur son cœur et fut satisfaite de l’aplomb du lord anglais au parfait accent français, bien que cette menace ne soit pas prévue. Elle ne résista pas plus longtemps et suivit le groupe de futurs séquestrés.

- Ca sera tout. Mesdames et Messieurs. Je vous prie de bien vouloir m’excuser de cette intrusion. Mes amis que voici vont prendre soin de votre sécurité. Il est bien évident que leur opposer de la résistance serait bien inutile. Nous vous libèrerons tous dans quelques heures. Veuillez donc vous tenir tranquilles afin de faciliter leur surveillance.

Suivi de 3 hommes armés jusqu’aux dents, le petit groupe traversa des dizaines de pièces pour se retrouver dans une adjacente aux appartements de Mesdames Adélaïde et Sophie. Jusqu’à présent, le plan se déroulait à merveille. Mais le plus dur restait à venir.

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Xavier de Rougemont
Dragon de la Reine


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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Mer 14 Jan - 16:14

Comment… comment se pouvait-il que le pire arriva ?

Xavier était un homme entraîné, avec une forte expérience de la guerre, des combats, des complots, des armes cachées, comment n’avait-il pas pu prévoir ce qui se déroulait devant ses yeux.

L’instant était dramatique, et rarement dans la vie d’un homme un coup ne pouvait être aussi rude. Il venait de perdre les trois choses les plus importantes de sa vie.
Tout d’abord sa jeune et belle épouse pour qui il possédait un amour immense. Sa reine dont il avait la charge de la garde rapprochée et enfin son honneur de faillir là où il se devait être compétant.
Aucun homme ne semblait pouvoir perdre davantage que lui à cet instant. Et les pires pensées pouvaient lui traverser l’esprit.

Mais il n’en fut point de la sorte.

Xavier, était un homme qui savait agir au moment où on ne l’attendait plus et il se révélait sous ses meilleurs jours dans ces instants là. C’était l’esprit alerte et avec un sang froid et un fort aplomb qu’il resta maître de ses réactions. Aucune émotion ne le submergeait et son visage restait celui d’un homme résigné.

Ne souhaitant mettre la vie d’aucun otage en danger, il jouait davantage de finesse et c’est avec aisance qu’il avait réussit à s’accroupir caché derrière une robe à arceaux qui était devant lui.

La Galerie des Glaces recélait un grand nombre de passages camouflés derrière les glaces flamboyantes et avec une grande discrétion, il se faufila dans ce petit recoin qu’il connaissait depuis qu’il avait pris sa fonction de Capitaine des Dragons de la Reine.

Il avait juste eut le temps auparavant de faire un petit signe à l’un de ses hommes, lui faisant comprendre ce qu’il allait faire. Ainsi ces derniers pouvaient aussi faire une légère diversion et le soutenir dans sa démarche. Certains d’entre eux décidèrent de s’éclipser comme lui de manière discrète, mais pas au même moment pour ne pas compromettre l’action de leur Capitaine. Ils le rejoindraient certainement d’ici quelques minutes.

Il était à présent dans l’envers du décor, dans ces petits passages entre la galerie et les pièces avoisinantes où il prit soin de rester le plus silencieux du monde. Il se faufilait en essayant de percevoir aux mieux les bruits de pas des hommes mais surtout ceux des femmes, plus faciles à repérer. Par un dédale que peux de courtisans ne connaissent, il parvenait enfin à atteindre la cloison le séparant de la pièce où furent emmenés les otages.

Il ramènerait la reine et son épouse saines et sauves, il se le jura entre les dents et essaya de glaner la moindre parole pouvant lui être utile.

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Iole d'Andrésy
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MessageSujet: Re: Le Bal aux Cent visages   Jeu 5 Mar - 13:57

La marquise de Rougemont avait suivi respectueusement la Reine de trois pas ainsi que le faisaient les hauts dignitaires de l'Eglise et de sa cour. Ils entrèrent dans ce petit appartement et leur ravisseur les convia à s'installer confortablement et de ne rien tenter. Pour l'instant, tout se passait bien, Iole espérait que ça resterait le cas jusqu'à la fin de cette histoire. Pourtant elle savait que son mari était homme à chaud tempérament et ne demeurerait pas les bras croisés dans la galerie des glaces. Consciente des risques et du temps limité qu'il lui restait il fallait jouer son rôle coûte que coûte. L'air outré et indigné elle se présenta donc devant Lord Cresacre.

- Messire si je puis encore après cet acte vous donner ce nom, comment osez-vous ainsi capturer la fine fleur de la noblesse ainsi que Sa Majesté en personne?

Le bandit masqué malgré le fait qu'il s'attendait bien sûr à ce genre de répliques de sa part n'en fit rien paraître et un large sourire cynique éclaira son visage.


- Mademoiselle si je puis me permettre vous ne semblez guère être dans l'idéale position pour me demander des comptes, je vous prierai donc de rejoindre votre "fine fleur" avant que la gâchette de mon pistolet ne vienne par trop brûler mon doigt.

Iole eut une expression de peur et rejoint les autres otages mais s'approcha surtout de la Reine. Elles étaient les deux seules femmes. Pour supplanter une Polignac ou une Lamballe il fallait se rapprocher le plus d'elle, c'est ainsi qu'elle pourrait mener à bien la mission que la jeune femme s'était forgé. Etant déjà proche du Roi, si elle devenait amie de Marie Antoinette elle pourrait peut-être hasarder un coup de maître au destin.

- Néanmoins *reprit Lord Cresacre*je me ferai une joie de vous répondre Mademoiselle. Je me fais l'écho du peuple français auprès de Sa Majesté. Ne pouvant être reçu en audience par elle, il ne me restait guère d'autre moyen de l'aborder.

- Et c'est pour cela que vous gardez en otage toute ma cour? Mon mari et ma famille? Pensez-vous que je vous écouterai mieux désormais?

- Oui Majesté et ce avec un sauf conduit pour moi ainsi que pour mes hommes si jamais votre garde parvenait jusqu'ici.

- Votre arrogance vous conduit à des suppositions bien navrantes, monsieur. Car voyez-vous torturée ou menacée ce sauf conduit, je ne le parapherai point.

Iole écoutait ce dialogue avec grand intérêt. Heureusement qu'ils avaient prévu cette réponse toute fière, digne de la fille de Marie Thérèse d'Autriche.

- Voyons Votre Majesté, je ne me permettrai pas de toucher à un seul de vos cheveux, je ne rajouterai pas le régicide dans les charges déjà retenues contre moi. Cependant je pourrai aisément faire du tort à vos enfants, ou à votre cher ange. Qu'en pensez-vous?

- Vous êtes un vrai démon !

- Tut tut tut Majesté, ce n'est pas en m'insultant que vous parviendrez à les sauver mais en signant ce document qui engage votre parole d'honneur. Une Reine de France ne saurait faillir à son honneur n'est ce pas?

Marie Antoinette pour la première fois depuis le début du rapt semblait perdre quelque peu de contenance, elle prit le document et demanda une plume à Iole qui la lui porta. La Reine signa le sauf conduit et le remit à Lord Cresacre qui la remercia d'un sourire ironique. C'était déjà ça de fait. Ils pourraient sortir sains et saufs du château quoiqu'il arrive, mais ça ne sauvait pas sa tête à elle si on apprenait sa participation au complot. La marquise demeura aux côtés de la Reine qui lui prit la main d'elle même, afin de reprendre quelque courage. Iole prit ce premier geste comme un excellent pas, mais il fallait autre chose pour garantir l'amitié de la Reine.

- Votre Majesté veut-elle un quelconque rafraîchissement?

- Non Madame de Rougemont, je vous en sais gré.

Le noble bandit déambulait dans la pièce peut-être pour chercher s'il n'y avait pas un quelconque passage secret. Sans doute avait-il entr'aperçu quelque chose. Ou alors était-ce le signal? Elle le comprit comme tel et s'avança vers Lord Cresacre tout en faisant semblant de s'approcher du service de thé. Qui avait pu entendre hormis elle la réponse négative de Sa Majesté? Dès qu'elle fut proche de lui, la jeune femme courut et attrapa son bras armé et commença à lutter contre lui. Plusieurs coups de feux furent tirés. Tout ça était prévu, il était prévu également que les autres compagnons toujours tenant en joue les autres prisonniers ne pouvaient intervenir et gâcher leur balle en se trompant de cible. Néanmoins ce qui ne fut pas prévu fut l'apparition de son mari qui effraya visiblement le sire Cresacre. Ce dernier ne mesura pas sa force et pour faire face à son adversaire, précipita la jeune femme tout droit vers la table où elle se tenait plus tôt. Elle se cogna la tête à ce meuble et chuta inanimée, du sang coulant de sa tête.

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